L’Eglise vol. 3 (persévérer étant à sa place)

C- 31-05-2020

Orateur : Apôtre Samuel TATHEU

Références : Jean 16 : 7 ; Matthieu 25 : 14-30 ; Jean 21 : 1-3 ; Actes 1 : 4 ; 8-12 ; Actes 2 :

            Aux premières heures de cette année en cours, Dieu nous a parlés de l’année de percée. Et pour atteindre justement cette percée, il fallait d’abord affronter les deux premiers « P ». Le premier « P » mis pour pressions et le deuxième pour persévérance. Donc entre la pression et la percée, il y a la persévérance. Nous sommes donc appelés à persévérer ayant la foi, à persévérer dans l’effort, mais étant à notre place (notre  Jérusalem) : C’est là que nous accomplirons notre mission et que nous recevrons notre récompense divines.

            Matthieu 25 : 14 et suivants : Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens. Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit.

            Ce maître représente le Seigneur. Quand on est à l’Eglise, on est appelé à servir. Et pour ce faire, le Seigneur donne à chacun, des talents et des dons…Selon sa capacité. Il ne peut pas vous en donner si vous n’êtes pas à votre place. Et si vous êtes à votre place, vous devez fructifier ces dons et talents, pour contribuer à faire avancer le Royaume de Dieu, qui est un Royaume productif.

            Versets 16-18 : celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents. De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres.  Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.

            Ce maître était allé en voyage mais il n’avait annoncé à personne sur la date de son retour. Ce texte met en exergue trois types de serviteurs : Le premier qui a eu cinq talents, a saisi cette opportunité divine, pour les fructifier et gagner cinq autres. Cette catégorie existe au sein de nos assemblées locales, c’est-à-dire des personnes jalouses, remplies de haine, qui, pendant que d’autres avancent, murmurent, s’attaquent à eux, comme s’ils n’ont rien reçu de Dieu.

            Le second serviteur a suivi les traces du premier. Mais le troisième a plutôt creusé et caché son talent (l’argent de leur maître).

            Verset 19 : Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.

            Rendre compte est un principe du Royaume de Dieu avec comme objectif, l’évaluation et la productivité. Le maître est revenu, il était question pour chacun, de lui rendre compte à sa place. D’où ces questions : Etes-vous à votre place ? Etes-vous en train de faire ce pourquoi vous avez été recrutés ou placés à cette place ? Et si on vous appelait à rendre compte, seriez-vous capables de montrer le fruit de votre travail ?

            L’Eglise est un centre de développement (où on se forme et acquiert des valeurs). A l’Eglise chacun doit donc travailler. Chacun doit être productif. Si on l’est déjà dans les quatre murs, dehors chacun dans sa profession, dans sa filière, devra être productif. L’Eglise n’a pas joué entièrement son rôle et c’est pourquoi la société en pâtit aujourd’hui.

            Versets 20-21 : Celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit : Seigneur, tu m’as remis cinq talents ; voici, j’en ai gagné cinq autres.  Son maître lui dit : C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.

            « Bon et fidèle serviteur » : Partout où on parle de fidélité, on parlera forcément de persévérance. Pour fructifier ces talents, ce serviteur a eu à affronter beaucoup d’obstacles mais il a persévéré. Idem pour le second (verset 22).

            Versets 24-25 : Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit : Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné ; j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre ; voici, prends ce qui est à toi.

            Pendant que ce méchant, inutile et paresseux serviteur avait enterré son talent, il était à la charge complète du maître…Et ses collègues travaillaient. Ceci veut dire que ce méchant occupait inutilement une place. Etes-vous utiles là où vous êtes ?

            Le Saint-Esprit, Seul capable de nous rendre utiles à notre place

            Dans Jean 16 :7, Le Seigneur, ayant accompli Sa mission, devait être enlevé au ciel. Mais avant, Il avait fait cette promesse à Ses disciples : il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai. Effectivement cette promesse a été tenue.

            Actes 2 : 1-4 : Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer.

            Seul le Saint-Esprit descend avec les dons (guérison, interprétation des langues, opérer des miracles, les dons de puissance, de sagesse, de révélation…) pour nous propulser vers la réussite de l’accomplissement de notre mission divine…Etant à notre place. C’est la condition sine qua non qui nous garantit l’utilité à notre place.