La nécessité d’être à sa place Vol. 24 (sagesse et paix à cette place)

C-25-10-2020

Orateur : Apôtre Samuel TATHEU

Références : Psaumes 127 : 1 ; Jean 8 : 32 ; 2 Samuel 2 : 17-27 ; Ecclésiaste 3 : 1 ; Proverbes 8 : 11-12

            A titre de rappel, être à sa place ne signifie pas occuper une place, un poste, un siège physique, parce qu’on peut être assis physiquement et ne pas faire ce que Dieu nous appelle à faire. Alors il est question, non seulement d’occuper ce siège divin, mais aussi et surtout nous devons y manifester la sagesse et la paix de Dieu pour réussir cette lourde mission et bâtir selon le modèle de Dieu. Ceci allant dans le sens du livre des Psaumes 127 : 1 qui dit : Si l’Eternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; Si l’Eternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain.

            Cette place que vous occupez, est celle que Dieu vous a donnée, vous ne l’avez arrachée à personne. C’est Dieu qui vous y établit pour Son but et quand c’est Dieu qui le fait, Il vous donne des armes nécessaires, des éléments pour opérer efficacement à cette place. Et l’un des signes majeurs est la manifestation de la sagesse divine à cette place. En réalité la sagesse de Dieu t’amène à demeurer dans les priorités divines.

            2 Samuel 2 : 17-21 : Il y eut en ce jour un combat très rude, dans lequel Abner et les hommes d’Israël furent battus par les gens de David. Là se trouvaient les trois fils de Tseruja : Joab, Abischaï et Asaël. Asaël avait les pieds légers comme une gazelle des champs: il poursuivit Abner, sans se détourner de lui pour aller à droite ou à gauche. Abner regarda derrière lui, et dit : Est-ce toi, Asaël ? Et il répondit : C’est moi. Abner lui dit : Tire à droite ou à gauche ; saisis-toi de l’un de ces jeunes gens, et prends sa dépouille. Mais Asaël ne voulut point se détourner de lui.

            Cette histoire est un pan de celle du peuple d’Israël. A un moment donné, il a désiré un roi comme tous les autres peuples de la terre, c’était vers la fin du ministère de Samuel, le Prophète. Ce dernier a consulté l’Eternel qui a répondu favorablement à cette demande tout en insistant sur les normes attachées à la royauté. Saül devint donc roi, selon un programme divin. Et dans le processus, les ânesses de Kis, père de Saül, s’égarèrent ; et Kis dit à Saül, son fils : Prends avec toi l’un des serviteurs, lève-toi, va, et cherche les ânesses.  Il passa par la montagne d’Ephraïm et traversa le pays de Schalischa, sans les trouver ; ils passèrent par le pays de Schaalim, et elles n’y étaient pas ; ils parcoururent le pays de Benjamin, et ils ne les trouvèrent pas. Ils étaient arrivés dans le pays de Tsuph, lorsque Saül dit à son serviteur qui l’accompagnait : Viens, retournons, de peur que mon père, oubliant les ânesses, ne soit en peine de nous. Le serviteur lui dit : Voici, il y a dans cette ville un homme de Dieu, et c’est un homme considéré ; tout ce qu’il dit ne manque pas d’arriver. Allons y donc ; peut-être nous fera-t-il connaître le chemin que nous devons prendre. Saül dit à son serviteur : Mais si nous y allons, que porterons-nous à l’homme de Dieu ? Car il n’y a plus de provisions dans nos sacs, et nous n’avons aucun présent à offrir à l’homme de Dieu. Qu’est-ce que nous avons ? Le serviteur reprit la parole, et dit à Saül : Voici, j’ai sur moi le quart d’un sicle d’argent ; je le donnerai à l’homme de Dieu, et il nous indiquera notre chemin. Et ils se rendirent à la ville où était l’homme de Dieu. Ils étaient arrivés au milieu de la ville, quand ils furent rencontrés par Samuel qui sortait pour monter au haut lieu. Or, un jour avant l’arrivée de Saül, l’Eternel avait averti Samuel, en disant: Demain, à cette heure, je t’enverrai un homme du pays de Benjamin, et tu l’oindras pour chef de mon peuple d’Israël. Il sauvera mon peuple de la main des Philistins ; car j’ai regardé mon peuple, parce que son cri est venu jusqu’à moi. Lorsque Samuel eut aperçu Saül, l’Eternel lui dit : Voici l’homme dont je t’ai parlé ; c’est lui qui régnera sur mon peuple.

            Nous parlons de place qui relève de la souveraineté et du programme de Dieu. Après cette étape, le Prophète Samuel lui annonce la volonté de Dieu : Ne t’inquiète pas des ânesses que tu as perdues il y a trois jours… Samuel prit une fiole d’huile, qu’il répandit sur la tête de Saül. Il le baisa, et dit : L’Eternel ne t’a-t-il pas oint pour que tu sois le chef de son héritage ?

            Mais Saül ne fut pas intègre, il a désobéi aux instructions divines, l’Esprit de Dieu l’a quitté, bien qu’étant physiquement encore sur le trône. Dans ce contexte, le Prophète Samuel fut envoyé par Dieu oindre David. Mais le siège était encore physiquement occupé par Saül qui avait tous les pouvoirs ; d’où la sagesse de Dieu. David n’a pas couru clamer qu’il a reçu l’onction de Dieu pour devenir roi, NON ! Bien au contraire il a attendu le temps de Dieu : Ecclésiaste 3 : 1 : Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux.

            David a eu les occasions de détruire Saül mais il ne l’a pas fait, il n’a pas porté la main sur Saül. Ne t’attaque jamais à celui / à celle qui t’a tenu par la main…La sagesse de Dieu veut que tu ne recours pas aux moyens humains, à la violence humaine pour occuper une place. David a reçu l’onction royale mais n’est pas devenu roi tout de suite. Le processus pour occuper une place divine est progressif, étape par étape.

            Revenant à Abner, qui était-il ? Il était le chef de l’armée de Saül. Abner, un homme capable, compétent. Son père était le cousin de Saül. Saül était déjà mort mais Abner lui est resté fidèle. C’est dans ce sens qu’il eut un combat farouche entre les hommes d’Abner et ceux de David. Et les hommes de David qui étaient moins nombreux, ont eu la victoire. Abner, après cette cuisante défaite, sent que quelqu’un le poursuit ; il s’agit d’Asaël. Abner lui demande de ne pas le suivre parce qu’ils n’appartiennent pas à la même classe. N’oubliez pas que la notion de place concorde avec celle de classe.

            Verset 22 : Abner dit encore à Asaël: Détourne-toi de moi ; pourquoi te frapperais-je et t’abattrais-je en terre ? Comment ensuite lèverais-je le visage devant ton frère Joab ?

            Pourquoi insistes-tu Asaël ? dit en d’autres termes Abner : Détourne-toi de moi, que dirai-je à ton frère aîné Joab, chef de l’armée de David avec qui j’appartiens à la même classe ? Entre-nous les grands nous nous connaissons. Une des caractéristiques de la grandeur, c’est le respect mutuel. Asaël manquait de sagesse, il était un homme hautain ; il a voulu opérer à un niveau qui n’était le sien, il s’est attaqué aux défis qu’il ne pouvait pas relever. Même en boxe, il y a différents poids. Asaël n’était pas de la classe ni du niveau d’Abner. Conséquence : Verset 23 : Et Asaël refusa de se détourner. Sur quoi Abner le frappa au ventre avec l’extrémité inférieure de sa lance, et la lance sortit par derrière. Il tomba et mourut sur place. Tous ceux qui arrivaient au lieu où Asaël était tombé mort, s’y arrêtaient.

            Asaël est tombé, il n’était pas prévu qu’il meurt. Ne meurt pas avant le temps à cause de la convoitise, de l’orgueil, du manque de sagesse, du manque de discernement.

            Ne sois pas Asaël. Cultive la sagesse et même la paix. Promeut le dialogue et la réconciliation en période de crise.