La nécessité d’être à sa place Vol. 19 (savoir reconnaître ses limites)

C-20-09-2020

Orateur : Apôtre Samuel TATHEU

Références : Jean 1 : 19 – 28 ; 1 Jean 4 : 4 ; Jean 3 : 27

            Depuis plusieurs semaines, nous parlons de la nécessité d’être à sa place et Dimanche dernier nous avons insisté et vu qu’être à sa place ne signifie pas occuper juste un siège, un trône physique mais surtout il faut obéir à Celui qui vous y a établi et savoir reconnaître ses limites. En d’autres termes, rester là où Dieu nous appelle et ne point s’emporter au point de se retrouver à une position qui n’est pas la nôtre. Jean-Baptiste a su reconnaitre ses limites dans les lignes qui suivent.

            Jean 1 : 19-23 : Voici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des Lévites, pour lui demander : Toi, qui es-tu ? Il déclara, et ne le nia point, il déclara qu’il n’était pas le Christ. Et ils lui demandèrent : Quoi donc ? Es-tu Elie ? Et il dit : Je ne le suis point. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non.  Ils lui dirent alors : Qui es-tu ? Afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu de toi-même ?  Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit Esaïe, le prophète.

            Il s’agit du témoignage de Jean-Baptiste, un homme envoyé de Dieu. Les religieux (sacrificateurs et Lévites) connaissaient les prophéties, ils ont vu comment Jean-Baptiste opérait, ils savaient que Dieu avait promis qu’Il enverrait le Messie, mais ici ils étaient confus et ils voulaient savoir qui était Jean, comment le classifier. C’est ainsi qu’ils ont envoyé des émissaires vers Jean le questionner à son sujet : Toi, qui es-tu ?

            Cette question s’adresse à chacun de nous évoluant dans un domaine précis. Vous pouvez être tous des vendeurs d’huile de palme par exemple dans la filière des oléagineux, mais ne pas être au même niveau (souvenez-vous que la notion de place s’associe à celle de classe). « Toi, qui es-tu? » Cette question peut être posée aussi à un prédicateur, à un Apôtre, à un Prophète, à un Evêque parce que vous pouvez être tous des Pasteurs mais dans quel couloir Dieu vous a t-Il appelés ? Que vous a dit Dieu lorsqu’Il vous appelait ?

            C’est pourquoi nous devons être des personnes stables, des personnes de foi, solidement établies par Dieu dans notre couloir parce que nous avons une destination : Accomplir le but de Dieu à notre place. Ne laisser pas les hommes vous cataloguer. Jean savait dans quel couloir Dieu l’a appelé à opérer: Es-tu Elie ? Et il dit : Je ne le suis point. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non. 

Beaucoup croient que c’est porter un costume, une belle robe qui fait de quelqu’un ou de quelqu’une un grand ou une grande : Non, c’est de l’apparence. Tu dois être authentique, unique et non une photocopie. L’habit que tu portes, ta carte de visite, ton compte bancaire ne font pas de toi un leader. Etre leader signifie ta capacité à donner la direction dans la mesure où Dieu t’a appelé, formé, équipé, établi et envoyé.

            Ces religieux étaient en mission, ils ont insisté question de ramener une réponse à ceux qui les ont envoyés : Que dis-tu de toi-même ? Il y a par ailleurs des gens qui ont une très mauvaise image d’eux-mêmes et ils projettent cette image négative dans leurs relations et on les traitent ainsi. Votre statut ou votre condition ne dépendent pas de ce que vous avez en poche mais de Qui est en vous parce que Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde (1 Jean 4 : 4). Le plus souvent nous récitons ce verset Biblique mais nous ne l’appliquons pas.       

            Verset 23 : Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit Esaïe, le prophète. Jean dévoile sa mission, celle de frayer le chemin pour quelqu’un, introduire quelqu’un. Ce n’est pas tout le monde qui doit être sur la scène. Jean-Baptiste, fils de Zacharie le sacrificateur, n’a pas suivi la formation des fils des sacrificateurs, Dieu l’a plutôt envoyé au désert et il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Comprenez l’appel de Dieu : Chacun a sa grâce. Chacun a son couloir et sa place. Ce n’est pas toi qui choisis ou détermine ta mission : Jean 3 : 27 : Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel.

            Jean 1 : 25 : Ils lui firent encore cette question : Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es pas le Christ, ni Elie, ni le prophète ?

            Ces religieux se sont attaqués au ministère de Jean-Baptiste mais Jean a reconnu ses limites en ces termes : Moi, je baptise d’eau, mais au milieu de vous il y a quelqu’un que vous ne connaissez pas, qui vient après moi ; je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers. Jean reconnaissait ses limites ; il savait qu’il n’avait ni le niveau ni la classe du Seigneur, il est venu plutôt L’introduire.