Pas de tournant sans risque vol. 16 (réconciliation nationale – Le Saint-Esprit)

C-09-06-2019

Orateur : Apôtre Samuel TATHEU

Références : Matthieu 14 : 25-31 ; Matthieu 26 : 33-43 ; Luc 24 : 9-11 ; Jean 21 : 3-5 ;

                     Actes 1 : 4 -8 ; Actes 2 : 1 et suivants

            2019, année du tournant ; nous avons défini le tournant comme un moment crucial, un moment décisif d’un processus qui débouche sur une évolution notable, nouvelle et remarquable. Nous avons vu aussi qu’il n’y a pas de tournant sans risque ; le risque étant perçu dans ce contexte comme étant un danger auquel on s’expose pour l’accomplissement d’une bonne cause, celle qui glorifie Dieu, une cause qui permet l’avancement du Royaume de Dieu. La notion de risque existe dans tous les domaines de la vie, il n’y a personne qui ait eu la percée et qui n’ait pas pris de risque, ce n’est pas possible ; même Dieu a pris un risque en investissant sur la vie de Ses créatures. C’est dans ce sens que Jésus a dit que celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé, il y en a qui ont abandonné la foi ce qui signifie que l’investissement de Dieu sur leur vie a été inutile, n’a pas porté de fruit et n’a pas rendu gloire à Dieu. Par ailleurs la réconciliation nationale, la vraie, qui se fait au moyen du Saint-Esprit, intervient dans un contexte de nettoyage, de pardon mutuel et surtout après une préparation minutieuse. Sinon, ce sera la chair qui sera au contrôle, cette chair qui combat la foi, cette chair qui combat l’appel au leadership : L’exemple de Simon Pierre.

            Matthieu 14 : 25-30 : A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer.

26  Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris.

27  Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur !

28  Pierre lui répondit: Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux.

29  Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus.

30  Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi !

            Simon Pierre fait ici ce qu’aucun homme n’a jamais fait : marcher sur les eaux, pour aller vers Jésus. Chaque fois que tu prends le risque avec Dieu, attends-toi à une réaction sérieuse du diable, il peut se manifester lui-même, il peut envoyer ses agents, il peut même manipuler les éléments de la création contre toi. Pierre fait l’impossible parce qu’il obéit à la voix du Seigneur qui lui dit Viens ! Pierre était avec les autres mais c’est lui qui a pris le risque, il l’a pris avec Jésus. Or c’est l’homme charnel Simon qui a demandé à marcher sur les eaux raison pour laquelle l’issue a été catastrophique : Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi !

            Le ton a changé, il a supplié le Seigneur en pleurant parce qu’il ne voulait pas mourir. Pierre n’a pas eu honte de la réaction des autres, il s’est écrié : Seigneur, sauve-moi ! Quand tu réalises que tu as commis une erreur, recours immédiatement au Seigneur et crie à Lui.

            Verset 31 : Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit: Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ?

            Le diable a montré à Pierre la grande distance qui le séparait de la barque, même s’il fallait que Pierre retourne à la barque, ce n’était plus possible ; or Pierre était plus proche de Jésus et le diable ne lui a pas montré sa proximité avec Jésus. Jésus est toujours plus proche de toi, pour toi qui L’aime, pour toi qui es entier même s’Il ne te parle pas audiblement. Avec Jésus, essaie toujours ce qui est positif, Il ne te lâchera pas même si c’est une erreur.

            Matthieu 26 : 33-35 : Pierre, prenant la parole, lui dit : Quand tu serais pour tous une occasion de chute, tu ne le seras jamais pour moi.

34  Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois.

35  Pierre lui répondit : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose.

            Le leadership de Pierre était en train de se dessiner malgré les compromissions. Pierre avait la bonne volonté, il était engagé mais Pierre n’était pas encore préparé,;  il y a des étapes à franchir et à respecter dans la vie ; il n’était pas encore équipé. Pierre était de bonne foi, il était sincère mais les pressions étaient telles… Pierre a renié Jésus.

            Versets 36-38 : Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané, et il dit aux disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je m’éloignerai pour prier.

37  Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses.

38  Il leur dit alors : Mon âme est triste jusqu’à la mort ; restez ici, et veillez avec moi.

            Pour le salut de l’homme, Jésus a pris des risques ; Il savait bien que  Sa mission était périlleuse mais le moment de prendre un type de risque s’approchait, l’atmosphère aussi changeait, Il a eu besoin des gens qui vont L’encourager et c’est dans cette optique qu’Il a trié parmi les Apôtres Pierre et les deux fils de Zébédée pour le soutenir dans cette lourde tâche. En réalité Jésus avait besoin d’intercession.

            Versets 39-41 : Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.

40 Et il vint vers les disciples, qu’il trouva endormis, et il dit à Pierre : Vous n’avez donc pu veiller une heure avec moi !

41  Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible.

            La chair étant faible, ce n’est pas avec elle qu’on réussit à accomplir la mission divine, à accomplir la volonté de Dieu. Les disciples se sont endormis y compris Pierre : Ils n’étaient pas encore équipés. La chair les contrôlait encore.

            Versets 42-43 : Il s’éloigna une seconde fois, et pria ainsi : Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite !

43  Il revint, et les trouva encore endormis ; car leurs yeux étaient appesantis.

            Luc 24 : 9-11 : A leur retour du sépulcre, elles annoncèrent toutes ces choses aux onze, et à tous les autres.

10  Celles qui dirent ces choses aux apôtres étaient Marie de Magdala, Jeanne, Marie, mère de Jacques, et les autres qui étaient avec elles.

11  Ils tinrent ces discours pour des rêveries, et ils ne crurent pas ces femmes.

            Les disciples avaient peur, ils s’étaient enfermés et n’ont pas cru ces femmes porteuses de la nouvelle de la résurrection : Ils n’étaient pas encore équipés. Quand la chair te contrôle encore, même si c’est le Seigneur qui te parle…Tu ne vas pas croire, il faut que le Saint-Esprit prenne le dessus.

            Dans Jean 21 : 1-5 : Simon Pierre et les autres sont repartis à la pêche parce qu’ils ont appliqué les plans B-C suggérés par la chair. La chair étouffe la foi mais dans Actes 1 : 4, Jésus leur dit de ne pas s’éloigner de Jérusalem : Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il ;

            Autrement dit, le Seigneur rappelait à Pierre ici, de ne point s’empresser comme d’habitude, Jésus lui rappelait que, bien qu’ayant été appelés au ministère, il y a quelque chose qu’il n’a pas encore reçue : L’équipement nécessaire pour l’accomplissement effectif de son ministère ; ne vous éloignez pas de Jérusalem pour y attendre la promesse, leur dit-Il dans Actes 1 : 4 . Instruction respectée, effet immédiat dans Actes 1 : 8 : Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.

            Il y a un lien entre le ministère qu’ils devaient exercer et ce qui devait leur arriver : Le Saint-Esprit et pendant que nous parlons de cette réconciliation nationale, il est urgent de noter que pendant 10 jours après l’ascension du Seigneur, les disciples ont pris le temps de se réconcilier, parce que la promesse qui concernait le Saint-Esprit, ne devait pas les trouver dans le désordre et en rangs dispersés. Pendant ces 10 jours donc les disciples se sont demandé pardon, ils ont arrangé leurs problèmes internes. C’est pourquoi dimanche dernier, nous avons vu l’impératif pour l’Eglise (toutes dénominations confondues) de se réconcilier, de faire le nettoyage en son sein avant de prétendre à une réconciliation nationale. Parce qu’il y a un lien entre l’atmosphère qui prévaut à l’Eglise et celle qui prévaut dans la nation. C’est après cette démarche que le Saint-Esprit est descendu dans Actes 2 : 1 et suivants : Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu.

2  Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis.

3  Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux.

4  Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer.

            Ce qui s’est passé dans la chambre haute pendant les 10 jours a influencé positivement toute la ville de Jérusalem, il y a eu un impact dans toute la ville de Jérusalem. C’est pourquoi la pentecôte est un tournant ; c’est à partir de là que l’Eglise est née. Et depuis ce jour, si les gens sont d’un même accord, s’ils sont ensemble,  quand le Saint-Esprit va agir, Il va toucher tous les acteurs sociaux pour une réconciliation nationale vraie.