Les Hommes du tournant Vol. 15 (ils ont une bonne réputation)

C-27-10-2019

Orateur : Apôtre Samuel TATHEU

Références : Néhémie 6 : 12-13 ; Proverbes 22 : 1 ; Proverbes 22 : 7 (b) ; Ecclésiaste 7 : 1 (a) ; 2 Rois 5 : 1 et suivants

            A titre de rappel, les Hommes du tournant sont appelés, équipés, établis et envoyés par Dieu. Ce sont des hommes et des femmes de mission sur qui Dieu peut compter. Et ne pouvant pas accomplir cette mission divine seuls, ils sont obligés de s’entourer d’une équipe  ou des équipes dites « du tournant » ; c’est-à-dire, des gens qui vivent de façon sacrificielle pour voir la vision divine s’accomplir, des personnes qui comprennent et qui adhèrent à la vision que Dieu leur a donnée. D’où l’urgence pour eux et pour leur équipe, d’avoir une bonne réputation, une bonne renommée. Avoir une bonne réputation est une question de crédibilité.

Néhémie 6 : 12-13 : Et je reconnus que ce n’était pas Dieu qui l’envoyait. Mais il prophétisa ainsi sur moi parce que Sanballat et Tobija lui avaient donné de l’argent.

13  En le gagnant ainsi, ils espéraient que j’aurais peur, et que je suivrais ses avis et commettrais un péché ; et ils auraient profité de cette atteinte à ma réputation pour me couvrir d’opprobre.

            Néhémie parle du discernement : « je reconnus que ce n’était pas Dieu qui l’envoyait ». Ce don est capital pour les hommes et les femmes du tournant parce que sur le chemin de l’accomplissement de la mission divine, ils feront face aux incongruités et aux personnes étranges. Et ce n’est qu’avec le discernement qu’ils pourront distinguer le vrai du faux. Concrètement Sanballat et compagnie voulaient salir la réputation de Néhémie. Les hommes et les femmes du tournant doivent préserver leur réputation, dans la mesure où ils sont des personnes crédibles. Ils ne sont pas légers.  

            La réputation des hommes du tournant leur vient en réalité, des œuvres qu’ils réalisent, au nom du Seigneur. Lorsque les ennemis voient ce qu’ils font au nom du Seigneur, ils useront de tous les moyens possibles pour ternir leur réputation. Mais ces hommes et femmes doivent pouvoir discerner leurs sales manœuvres (cas de Néhémie).

            Proverbes 22 : 1 : La réputation est préférable à de grandes richesses, Et la grâce vaut mieux que l’argent et que l’or.

            C’est Dieu qui le dit : En d’autres termes une bonne réputation n’a pas de prix. Toujours en rapport dans Proverbes 22 : 7 (b) : Le riche domine sur les pauvres, Et celui qui emprunte est l’esclave de celui qui prête.

            Si tu es un homme, une femme du tournant et tu as à tes côtés, quelqu’un qui emprunte toujours, tu auras des problèmes. Parce que ce dernier est l’esclave de celui qui lui prête, il pourra même te livrer puisqu’on le tient. Ta réputation court le risque d’être ternie. Pourtant tout Homme du tournant doit avoir une bonne réputation : Ecclésiaste 7 : 1 (a) : Une bonne réputation vaut mieux que le bon parfum…

            Elle est fondamentale pour tout Homme du tournant.

            Néhémie 6 : 14 : Souviens-toi, ô mon Dieu, de Tobija et de Sanballat, et de leurs œuvres ! Souviens-toi aussi de Noadia, la prophétesse, et des autres prophètes qui cherchaient à m’effrayer !

            Néhémie était combattu par les ennemis externes qui ont réussi à corrompre ses confrères du ministère comme Noadia la prophétesse ainsi que d’autres prophètes. Ton ennemi ne viendra pas de loin ! En réalité ceux qui vont le plus combattre les Hommes du tournant sont à leurs côtés.  

            2 Rois 5 : 1 et suivants nous parle de l’histoire de Naaman, chef de l’armée du roi de Syrie, fort, vaillant  mais il était lépreux. A travers une petite fille du pays d’Israël, qui était au service de sa femme, Naaman alla en Israël chez le prophète Elisée pour être guéri.  Il y alla  avec ses chevaux et son char, et s’arrêta à la porte de la maison du prophète Elisée. Une fois guéri après s’être plongé sept fois dans le Jourdain, Naaman retourna vers l’homme de Dieu, avec toute sa suite pour lui offrir des présents mais il refusa. Mais aux versets 19 et suivants : Guéhazi, serviteur d’Elisée, homme de Dieu, se dit en lui-même : Voici, mon maître a ménagé Naaman, ce Syrien, en n’acceptant pas de sa main ce qu’il avait apporté ; l’Eternel est vivant ! Je vais courir après lui, et j’en obtiendrai quelque chose.

21  Et Guéhazi courut après Naaman. Naaman, le voyant courir après lui, descendit de son char pour aller à sa rencontre, et dit : Tout va-t-il bien ?

22  Il répondit : Tout va bien. Mon maître m’envoie te dire : Voici, il vient d’arriver chez moi deux jeunes gens de la montagne d’Ephraïm, d’entre les fils des prophètes ; donne pour eux, je te prie, un talent d’argent et deux vêtements de rechange.

23  Naaman dit : Consens à prendre deux talents. Il le pressa, et il serra deux talents d’argent dans deux sacs, donna deux habits de rechange, et les fit porter devant Guéhazi par deux de ses serviteurs.

            Succéder à un serviteur de Dieu de la dimension d’Elisée, était idéal pour Guéhazi qui malheureusement, a plutôt préféré courir après les biens matériels et son maître de lui demander : Est-ce le temps de prendre de l’argent et de prendre des vêtements, puis des oliviers, des vignes, des brebis, des bœufs, des serviteurs et des servantes ?

            Guéhazi n’a pas pu négocier ce tournant capital. Le caractère ! La réputation !