L’Eglise (être à sa place)

C-17-05-2020

Orateur : Apôtre Samuel TATHEU

Références : Esaïe 9 : 1a ; Esaïe 53 : 5-6 ; Habakuk 2 :1a ; Jean 15 :1-2 ;  Hébreux 11 : 6 ; 1 Samuel 3 : 1-10 ; Exode 17 : 8-9

L’Eglise est la communauté des croyants de la nouvelle naissance qui marche sous la conduite du Saint-Esprit. Et le Saint-Esprit, est l’Esprit de vérité. Conséquence, cette communauté ne saurait marcher dans les ténèbres mais bien au contraire, chacun y accomplit sa mission à sa place.

Esaïe 9 : 1a : Le peuple qui marchait dans les ténèbres voit une grande lumière.

 Les ténèbres sont une obscurité profonde mais le Prophète Esaïe faisait allusion à la dimension spirituelle des ténèbres. Et les gens qui opèrent dans ce couloir, n’ont ni direction, ni vision.

Esaïe 53 : 6 : Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie …

C’était le désordre, la confusion, chacun faisait ce qu’il voulait avec tout ce que cela comporte comme corollaires : Les envies personnelles, l’égoïsme… La notion d’intérêt général, la notion de service (selon Dieu), n’existaient pas : C’était la jungle. D’où l’importance de l’acte de Christ à la croix du Calvaire bien expliqué au verset 5 : Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités ; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Ce qui signifie que dans ces ténèbres, il n’y avait pas de paix. Les gens étaient troublés et confus, à cause du péché. Donc Christ nous a rachetés de cette malédiction, de cette condamnation pour que désormais chacun ne suive plus sa propre voie, n’erre plus mais se mette sous Son leadership, Lui, le Leader des leaders. Exactement comme au temps de Moïse (avec le conseil de Jethro qui avait demandé à Moïse d’organiser le peuple en établissant des hommes capables, craignant Dieu, des hommes intègres, ennemis de la cupidité, comme chefs de mille, chefs de cent, chefs de cinquante et chefs de dix).

Mais Jésus, le Seigneur des seigneurs, n’est pas un homme : Il est Parfait, Amour et Il est une grande Lumière. Le peuple qui voit Cette grande Lumière doit rétablir l’ordre divin en son sein, ce peuple ne peut plus continuer de vivre dans les ténèbres, continuer d’être injuste, tribal, méchant, de détourner les deniers publics… Cette grande Lumière doit pouvoir transformer ce peuple et son environnement. Mais beaucoup ont vu Cette grande Lumière et ne L’ont pas laissé opérer totalement dans leur vie.

Habakuk 2 : 1a : J’étais à mon poste…Beaucoup ont confessé Christ, beaucoup ont reçu des enseignements, il y en a qui vivent dans la piété, malheureusement ne sont pas à leur place. En lien avec Jean 15 : 1-2 : Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit. Le Royaume des cieux est un Royaume productif, tous ceux qui y sont, doivent être productifs. Il ne s’agit pas d’une production qui sera jugée au plan humain et c’est pourquoi Jésus a dit « Je suis le vrai cep » parce qu’il y a des faux ceps. La preuve : Jésus a trouvé la religion sur cette terre et il a reproché aux religieux d’avoir placé leurs traditions au dessus de la parole de Dieu. Donc quand Jésus parle du vrai cep, Il n’est pas un séducteur, encore moins un hypocrite.

Revenant au Prophète Habakuk, il a dit : J’étais à mon poste. Dans ce contexte, ce n’est pas le disciple ou le serviteur qui décide de quel poste il va occuper. NON. Et c’est pourquoi il y a beaucoup de confusion à l’Eglise aujourd’hui. Le fait de réciter la Bible de Genèse à Apocalypse, ne vous autorise pas à vous octroyer un poste. Ici, c’est Dieu qui avait donné ce poste à Habakuk (je me tenais à la tour…en veillant). C’est là où Dieu l’avait établi. D’où la notion de couloir. Nous avons le même Seigneur mais Il a donné à chacun, un couloir, une place.

            En réalité Habakuk était une sentinelle, il veillait. On ne veille pas en calomniant les autres, en les dénigrant…NON. Habakuk était habitué à communiquer avec Dieu et il nous enseigne ici que quiconque est à sa place, sera visité par Dieu puisque c’est Dieu qui l’y a établi. On peut être à l’Eglise, ayant tous les titres et ne pas être à sa place. Habakuk attendait, il était patient, soumis, manifestant la foi (Hébreux 11 : 6 : Or sans la foi il est impossible de lui être agréable…). Comment manifester la foi si on n’est pas à sa place ? Si on n’est pas à son poste ?

            Alors si vous n’êtes pas à votre poste, vous êtes perdus ; pire si vous êtes à votre poste et ne faites pas ce que le Seigneur vous  demande de faire, c’est dangereux pour vous et vous ne serez pas rémunérés. Dieu s’attend à ce que Son peuple opère dans la maturité et c’est ce qui manque le plus aujourd’hui dans l’Eglise. Voyons un autre exemple de quelqu’un qui était à son poste.

            1 Samuel 3 : 1-5 : Le jeune Samuel était au service de l’Eternel devant Eli. La parole de l’Eternel était rare en ce temps-là, les visions n’étaient pas fréquentes.

            Eli était sacrificateur, un serviteur de l’Eternel, un leader établi par Dieu et c’est lui qui devait tenir la main du jeune Samuel. Voilà un des problèmes de l’Eglise : Les gens apprennent intellectuellement, littéralement la parole de Dieu, plagient les messages et les répètent. NON.  Le service de Dieu se fait par étape. Qui vous a encadrés ? Qui a été votre leader ?

            Au verset 2 : En ce même temps, Eli, qui commençait à avoir les yeux troubles et ne pouvait plus voir, était couché à sa place.

            Bien que vieux, Eli aussi avait sa place et il y était couché.

            Au verset 3 : la lampe de Dieu n’était pas encore éteinte, et Samuel était couché dans le temple de l’Eternel, où était l’arche de Dieu.

            Voilà le lieu précis où Eli avait placé Samuel et ce dernier avait accepté la place qu’Eli lui avait donnée, il était soumis à Eli.

            Aux versets 4-5 : Alors l’Eternel appela Samuel. Il répondit : Me voici ! Et il courut vers Eli, et dit : Me voici, car tu m’as appelé. Eli répondit : Je n’ai point appelé ; retourne te coucher. Et il alla se coucher.

            Samuel ne connaissait qu’Eli, donc si quelqu’un pouvait l’appeler, il était convaincu que ça ne pouvait être qu’Eli.

            Verset 6 : L’Eternel appela de nouveau Samuel. Et Samuel se leva, alla vers Eli, et dit : Me voici, car tu m’as appelé. Eli répondit : Je n’ai point appelé, mon fils, retourne te coucher.

            Samuel était un fils pour Eli. Les fils ne trahissent pas, les fils sont fidèles, les fils ne sont pas des opportunistes, ils ne sont pas des escrocs, ils ne sont pas des hommes pervers, comme les enfants d’Eli.

Vous êtes le fils, la fille de qui ? Dieu vous a appelés à accomplir une mission, êtes-vous dans votre couloir ? Etes-vous à votre place ?