L’après-Pâque vol. 4 (la parole de Dieu)

C-10-05-2020

Orateur : Apôtre Samuel TATHEU

Références : Ezéchiel 37 : 1 et suivants ; Romains 10 : 17 ; Malachie 3 : 6a ; Esaïe 9 : 1-3 ; Psaumes 139 : 16

            Dans Ezéchiel 37 : 1 et suivants, Dieu s’est souvenu de ces hommes et femmes qui étaient dans cette vallée d’ossements secs parce que la parole de Dieu avait été relâchée par le Prophète Ezéchiel qui a fait des déclarations selon les instructions divines qu’il avait reçues. Donc la parole de Dieu est Esprit et Vie. Quelque soit la situation dans laquelle vous vous trouvez, il y a une parole que Dieu a pour vous ; il y a une parole qui va vous sortir de cette fosse, il y a une parole qui va ôter le découragement de votre vie, il y a une parole qui va vous relever. C’est pourquoi c’est important d’écouter la parole de Dieu : Romains 10:17  Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ. Par cette parole prophétique, la résurrection a eu lieu, l’économie de ce peuple jadis mort et oublié, a repris vie. La vie en société, les mariages en détresse, tout a repris vie…à cause de la parole de Dieu. Dieu l’Eternel qui ne change pas (Malachie 3 : 6a).

            Esaïe 9 : 1 : Le peuple qui marchait dans les ténèbres voit une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre de la mort une lumière resplendit.          

            Comment un peuple peut-il marcher dans les ténèbres ? Quand on parle de ténèbres, il s’agit d’obscurité profonde. Ce qui veut dire que ceux qui marchent dans les ténèbres n’ont aucune direction encore moins de vision. Ils ne voient pas mais curieusement…Ils marchent.

            A vrai dire, sans la lumière de Dieu, il est impossible d’avoir la direction et même la vision. David disait dans Psaumes 139 : 16 : Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient ; Et sur ton livre étaient tous inscrits Les jours qui m’étaient destinés, Avant qu’aucun d’eux existât. Dieu a un plan pour vous. Mais en marchant dans les ténèbres, vous ne pourrez ni identifier ni accomplir ce plan.

            « Le peuple qui marchait dans les ténèbres voit une grande lumière » signifie que la situation de ce peuple commence à changer, que sa situation va changer et c’est cette lumière qui va servir à l’éclairer vers ce changement.

            La suite de ce verset nous dit : « ceux qui habitaient le pays de l’ombre de la mort ».

Il y a les pays qualifiés de « pays de l’ombre de la mort » ; la mort ici n’étant  pas synonyme de cessation de respirer. Quand on est désespéré, quand on est sans direction, quand on est dans les ténèbres, on est mort. Et les morts (spirituellement parlant), continuent de respirer mais ils sont en train de mourir à petit feu parce qu’ils ne sont pas sur les rails de Dieu, ils n’ont pas de direction divine. Comment réussiront-ils ? Donc il y a une mort physique et une mort spirituelle.

            La mort peut se manifester de plusieurs manières : Quand l’injustice élit domicile, devenant chronique dans une communauté, à vrai dire, cette communauté est vouée à la mort. Parce que l’injustice n’est pas de Dieu, elle est du diable ce qui revient à dire que les plus forts vont écraser les plus faibles. Dans le même ordre d’idée, quand il y a la désolation de façon permanente, la violence, la méchanceté, une pauvreté généralisée : C’est la mort.

            Mais gloire à Dieu parce qu’Esaïe le Prophète voyait avec les yeux de l’Esprit et entendait avec les oreilles de l’Esprit ; il a annoncé des siècles avant, ce qui devait arriver : Le peuple qui marchait dans les ténèbres voit une grande lumière. Cela veut dire que ce peuple aura la direction et la vision de Dieu. Et quand on parle de peuple ça commence par un individu ; une famille, une nation et même un continent. Nous parlions de l’Afrique précédemment.

            « Sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre de la mort une lumière resplendit ».          Ce qu’Esaïe avait annoncé, s’est réalisé et manifesté. A titre de rappel, il y a vingt ans, à trois reprises et dans le cadre de trois conférences, Dieu a dit à l’Afrique que l’Eglise est entrée dans une saison Apostolique et Prophétique. Le Prophétique montre la direction et l’Apostolique pose les jalons, inspecte, se rassure que ce qui a été annoncé, c’est ce qui est implémenté.

            Verset 3 : Car le joug qui pesait sur lui, Le bâton qui frappait son dos, La verge de celui qui l’opprimait, Tu les brises, comme à la journée de Madian.

            Quand on parle de joug, il s’agit d’un symbole : Celui de la servitude et de l’esclavage. Quel est ce joug au cou de l’Afrique ? C’est bien toutes ces matières grises en Afrique ; c’est bien d’élaborer de grandes théories dans des amphithéâtres, tous ces débats dans de grands plateaux de télévision mais rien ne changera tant que nous ne prenons pas en compte la dimension spirituelle du joug qui pèse sur l’Afrique. Le Seigneur veut mettre fin à ces douleurs, à ces souffrances, à ces siècles d’oppression, à ces années d’esclavage, à cette situation de servitude.

            Mais nous devons d’abord accepter ces paroles que nous avons lues et opérer prophétiquement dans l’intercession pour leur accomplissement.