La percée (le brisement)

C-09-02-2020

Orateur : Apôtre Samuel TATHEU

Références : Jean 12 : 23-24 ; Jean 3 : 1 et suivants ; Galates 1 : 15-17…

On parle de percée lorsqu’il y a eu un progrès notable, un développement significatif, des exploits, un grand bond en avant. En d’autres termes, il y a évidence parce que les résultats et les fruits sont probants. Mais pour atteindre le niveau de la percée, il faut passer par le brisement qui en est la condition sine qua non.

Jean 12 : 23-24 : Jésus leur répondit: L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié.

24  En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.

Il est vrai que Jésus parlait de Lui ici mais ce verset nous concerne également. « Si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit». Autrement dit, il y a un processus inévitable par lequel nous devons tous passer (sans exception). Le chemin de la gloire, de la percée passe par le brisement, pas de couronne sans croix. C’est le problème de la plupart d’entre nous : On fait ça à moi ? On me parle ainsi ? J’ai dit que… : Notre ego, notre orgueil, notre caractère, qui empêchent le processus de la transformation d’atteindre sa phase de maturité. Nous refusons alors de nous laisser « écraser » par la meule du Seigneur.

Or Jésus a dit dans Luc 9 : 23 : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même…

Il s’agit de renoncer à son orgueil, à son arrogance, à ce caractère charnel et s’abandonner totalement au Seigneur. Passer par la raffinerie du Seigneur. Passer par plusieurs types de désert. C’est bien de recevoir des prophéties mais nous devons savoir qu’entre la prophétie et son accomplissement, il y a des étapes par lesquelles nous devons passer. C’est là que beaucoup se disqualifient.

Jean 3 : 1 et suivants : Mais il y eut un homme d’entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs,

2  qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui.

3  Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.

Bien que reconnu sur le plan certificatif avec une position sociale digne, Nicodème ne maîtrisait pas les choses spirituelles, ni les choses du Royaume de Dieu encore moins des conditions pour y accéder : Naître de nouveau : c’est-à-dire se débarrasser de sa religion, de ses traditions, de son orgueil, de son arrogance... Pour se mettre à l’Ecole de Dieu avec un cœur bien disposé.

4  Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ?

5  Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

C’est donc une affaire d’eau et d’Esprit. L’eau qui est le symbole de la parole de Dieu, quand tu la reçois, l’Esprit de Dieu entre en action pour te transformer. Tu laisses la parole et l’Esprit œuvrer, pour te transformer radicalement. Nicodème ne savait pas que pour arriver à ce niveau de percée, Jésus était passé par le désert (40 jours à résister au diable par le biais de la parole de Dieu). Avant d’aller rencontrer Jean-Baptiste, étant charpentier, Jésus se nourrissait de la parole de Dieu. Et cette parole doit porter du fruit et des résultats palpables dans nos vies. Quelqu’un qui médite la parole, la vit, la déclare, pense et agit conformément à la parole, le fait, parce qu’il en est rempli. Tu ne peux pas donc pas donner ce que tu n’as pas. Chacun doit faire ce travail. La nouvelle naissance n’est pas une option. C’est le passage obligé et on ne peut pas la contourner en donnant des offrandes ou des semences.

Galates 1 : 15-17 : Mais, lorsqu’il plut à celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce,

16  de révéler en moi son Fils, afin que je l’annonçasse parmi les païens, aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang,

17  et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui furent apôtres avant moi, mais je partis pour l’Arabie. Puis je revins encore à Damas.

L’Apôtre Paul parle de lui, lui qui était appelé anciennement Saul. Il parle des transformations divines qu’il a subies lesquelles l’ont conduit jusqu’en Arabie (zone désertique) où il a vraiment eu la révélation de son appel ministériel (le type d’évangile qu’il devait prêcher en tant qu’Apôtre des païens).

Pour la percée, il y a des conditions dont la principale est le brisement. Des personnes obéissantes qui acceptent de se soumettre aux conditions du moule de l’Eternel pour en ressortir de nouvelles personnes, candidates pour la percée.