La nécessité d’affronter son passé vol. 9 (la soif du pardon)

RP-10-05-2019

Orateur : Apôtre Samuel TATHEU

Références : Luc 18 : 9-14 ; 1 Jean 1 : 8-10 ; Matthieu 6 : 14-15 ; 5-7 ; 16 ; Luc 7 : 36 et suivants ; Ephésiens 2 : 8

            Nous parlons depuis quelques semaines d’affronter son passé et nous savons que le passé est ce qui a été ; ce qui a été fait, ce qui est normalement derrière nous mais ce n’est toujours évident parce qu’on peut croire que le passé est derrière nous alors qu’il est avec nous, alors qu’il est en train d’influencer négativement notre présent. Nous avons, dans le même ordre d’idée vu qu’affronter était combattre, combattre un adversaire et il arrive que le passé soit un adversaire et non un partenaire ; en ce moment là, il faut le combattre. Il arrive que le passé soit une menace par rapport à l’avenir alors il faut l’affronter, il faut faire face à cette menace. Par ailleurs quand on parle de soif, c’est un besoin, un désir ardent de boire et ici nous parlons de soif du pardon donc avoir le désir de se faire pardonner par Dieu et de pardonner à son prochain. Si le pardon n’est pas pour toi comme un besoin vital, il n’y aura aucun effet divin sur ta vie.

            Luc 18 : 9-14 : Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres:

10  Deux hommes montèrent au temple pour prier ; l’un était pharisien, et l’autre publicain.

11  Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain ;

12  je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.

13  Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur.

14  Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé.

            Les gens accusent les autres parce qu’ils se croient plus justes qu’eux. Mais une des choses les plus difficiles à faire, c’est de se mettre véritablement à la place des autres.

            Ce religieux était orgueilleux ; et le publicain (collecteur d’impôts, le douanier connaissait le niveau de corruption dans ce secteur) il se battait avec cette corruption et revenait vers Dieu tout en reconnaissant qu’il n’agit pas bien, qu’il est pécheur : n’osait même pas lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur.

            Tout avec le Seigneur est d’abord une affaire de grâce. Que tu sois dans une position favorable, que tu aies accès à certains moyens financiers ou d’ordre matériel, ce n’est pas parce que tu as dépassé tous les autres êtres humains, c’est la grâce de Dieu.

            1 Jean 1 : 8-9 : Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous.

9  Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.

            Donc chacun de nous a des péchés à confesser, parfois c’est ce que tu as regardé en journée toi-même tu ne sais pas, peut-être ce que tu as entendu, ce que tu penses…

            Verset 10 : 10  Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous.

            Or le pharisien était en train de dire à Dieu qu’il n’a pas péché, comptant sur ses activités religieuses, il se séduisait lui-même parce que chacun a quelque chose à confesser ; c’est pourquoi en fin de journée on doit faire son bilan avant d’aller au lit afin que le Sang de Jésus lave ces péchés.

            Luc 18 : 14 : Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé.

            Cet homme avait la soif du pardon de Dieu et Dieu l’a apaisé or le pharisien n’avait pas besoin d’apaisement, il se suffisait donc ce qu’il faisait, était une formalité. Notre marche avec le Seigneur n’est pas une formalité ; c’est une affaire de relation. Le publicain savait que ce qu’il faisait, était contraire à la parole de Dieu, donc il était troublé, il n’avait plus de paix, il avait la soif du pardon de Dieu. C’est pourquoi quiconque entre dans la présence du Seigneur sans cette soif, comme un rituel, ça devient la religion. La marche avec Dieu doit être dynamique parce que c’est une affaire de relation.

            Matthieu 6 : 14-15 : Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

            Alors si tu as la soif du pardon de Dieu, ici, le Seigneur nous dit ce que nous-mêmes devons faire. Dans quel contexte Jésus l’a dit ?

            Verset 5 : Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.

            En d’autres termes, disait le Seigneur, faites attention au modèle religieux. Le Seigneur le disait dans un contexte d’enseignement sur la prière. Souvenez-vous que le Seigneur a commencé Son ministère et n’a pas forcé Ses disciples à prier mais ce sont ces derniers eux-mêmes qui ont émis le besoin de prier et ont dit : Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a enseigné à ses disciples (André, disciple de Jean, leur avait dit comment Jean leur avait enseigné à prier). C’est en ce moment que Jésus leur a aussi enseigné à prier. Si tu ne réalises pas que la prière est importante pour ta vie, c’est que tu n’as rien compris. Il y a un niveau tu atteins, tu ne peux plus te cacher, tu ne peux plus regresser…

            L’hypocrisie a un lien avec la religion ; ceux qui le font, n’ont pas compris que la marche avec Dieu est une affaire de relation avec le Seigneur.

            Verset 7 : En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.

            Avant la forme, qu’il y ait au préalable le fond ; et si le fond c’est Jésus, c’est extraordinaire.

            Vous voyez dans quel contexte Jésus a parlé du pardon, dans le cadre de l’enseignement sur la prière. Quelqu’un qui va rencontrer Dieu via la prière, doit d’abord pardonner, avoir la soif de pardonner. Et si tu n’as pas cette soif, tout ce que tu fais ne sera que formalité, ça ne portera pas de fruit. Il s’agit donc d’un besoin vital.

            Si l’Esprit de Dieu arrive à te convaincre à avoir soif du pardon de Dieu et parce que tu tiens à avoir le pardon de Dieu, tu dois alors pardonner à celui qui t’aura offensé.

            Verset 16 : Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout défait, pour montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.

            Notre cœur doit être impliqué. Donc ne fais rien pour paraître ; ne t’engage pas seulement pour t’engager : Les hypocrites. Ne fais pas les choses pour faire ; pourquoi fais-tu cela ?

            Luc 7 : 36 et suivants nous parle de la femme pécheresse, une prostituée qui avait soif, un besoin vital, elle était troublée, elle n’avait pas de paix, elle est alors allée vers Jésus, pour assouvir sa soif, pour se désaltérer. Et c’est une femme que la société, la religion avait condamnée donc il n’y a que Jésus qui pouvait lui donner ce dont elle avait besoin et elle a payé le prix : elle apporta un vase d’albâtre plein de parfum, et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait ; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum.

            Ces pleurs venaient d’un cœur sincère. Donc tu ne peux pas affronter ton passé qui est ennemi de ton bonheur futur si tu n’es pas sincère : Ce n’est pas possible. Réaction du pharisien : Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c’est une pécheresse.

            Jésus regarde l’état du cœur. Jésus n’est pas un chef religieux ; le religieux croit toujours qu’il mérite ce qu’il a ; que c’est par ses œuvres mais dans Ephésiens 2 : 8 la Bible nous dit que : Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.