La nécessité d’affronter son passé vol. 9 (combat permanent)

RP-07-05-2019

Orateur : Apôtre Samuel TATHEU

Références : 1 Corinthiens 13 : 11 ; 1 Corinthiens 9 : 27 ; Galates 5 : 17 ; Jean 21 : 3 ;

                         Luc 22 : 31-32 ; 2 Timothée 4 : 7 ; Actes 23 : 12-13

            Nous avons vu que le passé est ce qui a été, c’est ce qui a été fait, c’est ce qui est derrière nous mais le passé est attaché à  nous, le passé nous aime et ne veut pas nous laisser nous en aller et c’est dans ce sens là qu’on parle d’affronter. Affronter c’est combattre, faire face à une menace, à une adversité. Alors ce type de passé est celui qui ne glorifie pas Dieu, donc c’est un passé qui s’oppose au progrès, hostile à la croissance ; d’où l’urgence de le combattre d’une manière permanente.

            1 Corinthiens 13 : 11 : Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant.

            L’Apôtre Paul affirme ici, qu’il a appartenu à une catégorie ; cette catégorie appartient à son passé. Quand il était à ce niveau, parce qu’il nous montre qu’il a progressé ; il parlait, pensait d’une certaine manière, il avait une façon de raisonner. Quand il est devenu un homme, il a fait disparaitre ce qui était de l‘enfant. En d’autres termes, il a pris une décision capitale de passer d’une catégorie à une autre, d’une classe à une autre. Tu peux te poser des questions essentielles : Qu’est-ce qui me faisait pleurer ? Qu’est-ce qui m’attirait ? Qu’est-ce qui m’excitait ? Qu’est-ce qui me troublait dans le passé ? Est-ce que les mêmes choses continuent de me faire pleurer ? De m’exciter ? De me troubler ? Parce que s’il y a progrès, cela doit être évident, cela doit être indiscutable, c’est du visible, du concret et non du rêve : 1 Timothée 4 : 15 : …afin que tes progrès soient évidents pour tous.

            C’est pourquoi le mot évaluation est important : Tu es dans la foi depuis combien d’années ? Est-ce que les gens qui t’ont connu dans le passé peuvent affirmer aujourd’hui avec certitude que tu n’es plus la même personne ? S’ils ne peuvent pas le faire, cela signifie que ce passé te tient encore.

            1 Corinthiens 9 : 27 : Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres.

            Le même Apôtre Paul, après avoir décidé de changer de catégorie et de classe, traite durement son corps, donc est en combat permanent contre la chair. Ce n’est pas parce qu’il est devenu homme, que son passé l’a laissé ; au contraire le passé de l’Apôtre Paul essayait toujours de le rattraper ; raison pour laquelle il a compris, qu’il ne faut pas seulement prendre la décision de l’abandonner, mais il faut le combattre durement. Ce n’est donc pas un acquis pour personne parce que la chair, le passé ne respectent personne. Tu m’as quitté ? Je vais te rattraper, tu as changé de classe, je peux provoquer ta rétrogradation, le passé te parle, t’oriente, te suit, exactement comme le pharaon voulait rattraper le peuple d’Israël et le ramener comme esclave en Egypte.

            A vrai dire quand on dit : Affronter le passé, sache que tu es en combat permanent. Parce que le passé est subtil, il va te séduire surtout pour les femmes, le passé va te montrer comment tu étais belle, bien dans le monde, te montrer comment tu perds en suivant Jésus... Mais tu dois affronter radicalement le passé.

            Galates 5 : 17 : Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

            Il y a un combat permanent entre l’Esprit de Dieu qui est l’Esprit de vérité, l’Esprit de lumière et la chair. La chair est attachée à notre corps et à ses désirs ;  et le corps veut être satisfait tout de suite, le corps veut que, quand la chair se lève, elle doit sacrifier tout pour lui faire plaisir. C’est pourquoi la chair te met sous pression (alcoolique, toxicomane, prostituée…), la chair réclame et parce que tu es captif, captive, tu vas céder. Donc nous sommes en combat permanent, en combat constant : L’Esprit de Dieu face à la chair mais il faut prendre une décision et c’est toi qui dois décider.

            Jean 21 : 3 : Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.

            Qu’est-ce que Jésus lui avait dit avant de négocier Son tournant ? Je te ferai pêcheur d’homme. Ici, Jésus était déjà ressuscité Il leur était même apparu ; mais un jour la chair de Simon Pierre s’est levée, s’est réveillée et lui a rendu ministère et la suite est évidente : Je vais pêcher.

            Luc 22 : 31-32 : Le Seigneur dit : Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment.

32  Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point ; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères.

            Dans ce contexte, Jésus n’était pas encore allé à la croix ; Il a cerné un problème dans Son équipe. Il a vu comment le diable réclamait Son équipe : C’est le passé. Il n’y avait pas encore de changement fondamental dans leurs vies respectives et leur passé les suivait, d’où l’appelation Simon, Simon. Or dans Jean 21 : 3 : Jésus l’appelle Simon Pierre. C’est valable pour nous tous : Il y a un combat permanent entre Simon et Pierre. Lorsque quelqu’un parle, il est important que l’Esprit de Dieu t’aide à discerner si c’est Simon qui parle ou c’est Pierre qui parle. Simon ne doit pas prendre le dessus sur Pierre et plus loin, Jacob ne doit pas prendre le dessus sur Israël.

            2 Timothée 4 : 7 : J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi.

            Autrement dit, le passé n’a pas eu la victoire sur moi, disait l’Apôtre Paul et même son présent, ce qu’il a vécu, n’a pas eu la victoire sur lui ; puisqu’à vrai dire, le passé vient t’affaiblir face aux défis du présent.

            Actes 23 : 12-13 : Quand le jour fut venu, les Juifs formèrent un complot, et firent des imprécations contre eux-mêmes, en disant qu’ils s’abstiendraient de manger et de boire jusqu’à ce qu’ils eussent tué Paul.

13  Ceux qui formèrent ce complot étaient plus de quarante,

            C’étaient des juifs et la Bible dit que l’Apôtre Paul était le pharisien des pharisiens et personne n’a toléré le fait qu’il ait abandonné la religion de ses pères pour prêcher l’Evangile de Christ. Le passé là l’a suivi : A Jérusalem par exemple on a voulu le tuer. Ici, environ quarante personnes décident de jeûner, donc ils vont entrer dans le spirituel, faisant des imprécations contre eux-mêmes en disant qu’ils s’abstiendraient de manger et de boire jusqu’à ce qu’ils l’eussent tué.

            Qui a dit ? Qui est déterminé à ne pas s’arrêter jusqu’à ce que tu sois détruit ? Te voir occuper cette place, te voir heureux, le rend malade. Le secret de l’Apôtre Paul était sa fidélité à Dieu, sa fidélité par rapport à son engagement et la question est simple : Toi qui as suivi Jésus, es-tu fidèle à ton engagement ?