La nécessité d’affronter son passé vol. 20 (le discernement 3)

RP-18-06-2019

Orateur : Apôtre Samuel TATHEU

Références : Matthieu 6 : 33 ; Proverbes 8 : 12 ; Genèse 25 : 29-33 ; Genèse 27 : 1-3 ;  Genèse 26 : 1-3

Depuis quelques mois nous parlons d’un sujet important relatif à affronter son passé. Nous définissons le passé comme ce qui a été, ce qui a été fait, ce qui est censé être derrière nous. « Censé » parce qu’on peut croire que le passé est derrière nous alors qu’il affecte puissamment notre présent et même notre futur ; dans la même veine, nous avons vu qu’il faut avoir le discernement pour l’affronter efficacement. Le discernement étant l’aptitude à faire la différence entre ce qui est bien de ce qui ne l’est pas. Mieux la capacité à distinguer, de séparer ce qui est précieux de ce qui est vil. En outre le discernement est un élément important pour réussir dans la mission divine.

Matthieu 6 : 33 : Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

Souvenez-vous de Salomon qui avait le don du discernement et qui suivait les coutumes de David, son père. Le Royaume et la justice de Dieu étaient sa priorité, la preuve dans 1 Rois 3 : 9 et suivants, Salomon a demandé un cœur sage et intelligent à Dieu dans le but de juger le peuple de Dieu ainsi que pour discerner le bien du mal. Dans Proverbes 8 : 12, il est dit : Moi, la sagesse, j’ai pour demeure le discernement, Et je possède la science de la réflexion. Plus loin nous avons apprécié comment le roi Salomon avait donné un jugement entre deux prostituées en conflit par rapport à un enfant sur la base d’un discernement établi au point où tout Israël apprit le jugement que le roi avait prononcé et l’on craignit le roi, car on vit que la sagesse de Dieu était en lui pour le diriger dans ses jugements.

Nous voulons insister sur le fait que les motifs pour lesquels nous demandons le discernement doivent être des motifs purs, comme ceux du roi Salomon qui avait fait de Dieu et de l’avancement de Son Royaume, sa priorité. Si tu fais de l’Eternel ta priorité et si tu marches selon Sa parole, Dieu te donnera le discernement parce que c’est Lui qui en sera le principal bénéficiaire.

Genèse 25 : 29-33 : Comme Jacob faisait cuire un potage, Esaü revint des champs, accablé de fatigue.

30  Et Esaü dit à Jacob : Laisse-moi, je te prie, manger de ce roux, de ce roux-là, car je suis fatigué. C’est pour cela qu’on a donné à Esaü le nom d’Edom.

31  Jacob dit : Vends-moi aujourd’hui ton droit d’aînesse.

32  Esaü répondit : Voici, je m’en vais mourir ; à quoi me sert ce droit d’aînesse ?

33 Et Jacob dit : Jure-le-moi d’abord. Il le lui jura, et il vendit son droit d’aînesse à Jacob.

Esaü était accablé, il était sous pression, il était fatigué et il avait faim c’est en ce moment qu’il a trouvé son frère Jacob en train de cuire un potage. Mais ce dernier lui propose une transaction: Vends-moi aujourd’hui ton droit d’aînesse. Esaü répond légèrement : je m’en vais mourir ; à quoi me sert ce droit d’aînesse ? 

Esaü n’avait pas discerné la valeur du don qu’il avait reçu de Dieu mais son petit frère Jacob a pu identifier clairement ce riche potentiel dont il avait grandement besoin. C’est pourquoi le critère de l’âge n’intervient pas dans l’acquisition de la sagesse. Esaü appartenait malheureusement à la catégorie d’hommes légers, il a méprisé l’investissement divin dans sa vie. Or l’investissement de Dieu peut te préserver ; Il te préserve si tu comprends son bien-fondé. Même quand Dieu veut juger ou châtier quelqu’un, Il tient compte de certains critères : Son investissement dans la vie de cette personne, le parcours de la personne, Dieu regarde à quel niveau Il est avec cette personne, c’est pourquoi Il a préservé Jonas. Dieu a secoué tout un bateau pour Jonas. Esaü n’a pas eu ce discernement, tout pour lui était manger, un besoin primaire, vouloir ce qu’il voyait. Il y a des personnes qui ne marchent qu’avec leurs yeux physiques. Les personnes légères ne développent pas l’habileté spirituelle, elles demeurent au niveau de la chair, ne développent pas une communion avec le Saint-Esprit. Si tu méprises le don de Dieu dans ta vie, sache que tu vas souffrir.

Versets 33 et 34 : Et Jacob dit : Jure-le moi d’abord. Il le lui jura, et il vendit son droit d’aînesse à Jacob.

34  Alors Jacob donna à Esaü du pain et du potage de lentilles. Il mangea et but, puis se leva et s’en alla. C’est ainsi qu’Esaü méprisa le droit d’aînesse.

Puisse ta communion avec le Saint-Esprit être solide pour que tu puisses apprécier ce que Dieu t’a donné et surtout discerner efficacement ce qu’Il a planté dans ta vie. Nous avons le pouvoir, la responsabilité d’améliorer qualitativement notre relation avec le Seigneur et cela ne peut être possible que si nous sommes conscients que sans Dieu, nous ne pouvons rien faire (Jean 15 : 5). Jésus avait dit à Ses disciples dans Actes 1 : 4 de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis : Le Saint-Esprit ;  parce que le Saint-Esprit devait les conduire dans toute la vérité. Le Saint-Esprit est l’Esprit du discernement. Le Saint-Esprit équipe non seulement les chrétiens, mais aussi ceux qui ne le sont pas, aussi longtemps qu’il s’agisse des intérêts de Dieu, de la cause de Dieu. Tu dois avoir une bonne relation avec le Saint-Esprit parce qu’Il a la capacité de te défendre et d’intervenir là où on conspire contre toi.

Genèse 27 : 1-3 : Isaac devenait vieux, et ses yeux s’étaient affaiblis au point qu’il ne voyait plus. Alors il appela Esaü, son fils aîné, et lui dit : Mon fils ! Et il lui répondit : Me voici !

2  Isaac dit : Voici donc, je suis vieux, je ne connais pas le jour de ma mort.

3  Maintenant donc, je te prie, prends tes armes, ton carquois et ton arc, va dans les champs, et chasse-moi du gibier.

Isaac n’a pas discerné qu’Esaü n’était plus son fils aîné, à cause de la transaction qu’il avait faite avec Jacob son frère cadet. Le gibier qu’Isaac aimait manger l’avait aveuglé parce que, si tu peux ne pas voir au plan physique, au moins tu dois pouvoir voir au plan spirituel, même à ce niveau, Isaac était aveuglé. De son côté Esaü a voulu avoir la bénédiction du fils aîné, d’un droit d’aînesse qu’il avait méprisé, il a voulu jouir des fruits de quelque chose qu’il a méprisée. Ce n’est pas possible. Il faut faire attention avec des gens qui ne veulent que les produits finis, ils ne pourront même pas apprécier le bien-fondé, l’importance du chemin parcouru. Les gens qui vont loin cherchent à scruter, à connaître les secrets de la réussite.

Verset 4 : Fais-moi un mets comme j’aime, et apporte-le-moi à manger, afin que mon âme te bénisse avant que je meure.

Pendant qu’Esaü y allait, la transaction qu’il avait faite avec Jacob criait contre lui raison pour laquelle leur mère s’est levée, malgré qu’elle ne fût pas au courant de ladite transaction, elle est  intervenue pour changer les données à cause de la portée spirituelle actuelle d’Esaü et de Jacob.

Genèse 26 : 1-3 : Il y eut une famine dans le pays, outre la première famine qui eut lieu du temps d’Abraham ; et Isaac alla vers Abimélec, roi des Philistins, à Guérar.

2  L’Eternel lui apparut, et dit : Ne descends pas en Egypte, demeure dans le pays que je te dirai.

3  Séjourne dans ce pays-ci : je serai avec toi, et je te bénirai, car je donnerai toutes ces contrées à toi et à ta postérité, et je tiendrai le serment que j’ai fait à Abraham, ton père.

Cette famille avait des problèmes : Des évènements similaires malgré la différence des générations. Cela a commencé avec Abraham et c’est dans ce sens que Dieu lui dira dans Genèse 17 : 1 : Marche devant ma face, et sois intègre.

Lorsque tu es intègre, Dieu t’aide en t’équipant du discernement. Celui qui est intègre fait facilement la différence entre ce qui est bien de ce qui est mauvais. Parce qu’un homme, une femme intègre choisit une voie, y reste fidèle et il honore Dieu dans cette voie ; c’est pourquoi Dieu dit dans 1 Samuel 2:30 … j’honorerai celui qui m’honore, mais ceux qui me méprisent seront méprisés.

En d’autres termes Dieu lui donnera le discernement pour continuer à L’honorer.