Comprendre la moisson vol. 4 (la notion d’équipe)

C-28-01-2018

Orateur : Apôtre Samuel TATHEU

Références : Ruth 1 : 6 ; Matthieu 13 : 30 ; Exode 17 : 8-12 ;  Jean 4 : 35-36

            Pour parler de moisson, il faut se référer à l’organisation d’une équipe (par exemple de football) où la stratégie doit être de mise, ainsi que le système de jeu choisi, la longueur du tournoi, les joueurs blessés qu’il faut soigner d’abord, avant de ramener sur la scène. Et c’est dans ce sens là que l’on parle de moisson collective : Une famille, une ville, une nation ou alors un groupe de personnes comme cela a été le duo Naomi et Ruth ; Jésus étant celui qui récompense parce que l’année de moisson est une année de récompense.

            Dimanche dernier, nous avons parlé de Naomi. Naomi sous l’autorité de son époux, avait quitté Bethlehem avec leurs deux fils. Et quand elle eut l’information selon laquelle Dieu avait visité son peuple, Naomi a décidé de retourner. Retourner ne veut pas seulement dire revenir au lieu où on a été, au lieu qu’on a quitté, au point de départ. Il y a des gens qui peuvent avoir la même position au plan physique alors qu’ils ont quitté depuis longtemps les fonctions et les responsabilités que Dieu Lui-même leur a données. Donc quitter ne veut pas seulement dire déplacement physique ou mouvement ; il y a des personnes qui sont indifférentes, c’est-à-dire, ces  personnes sont avec toi, mais sont indifférentes par rapport à ce qui se passe dans leur environnement. Le jour qu’elles prennent conscience, cela veut dire qu’elles retournent. Il y a des personnes qui peuvent occuper un poste, mais sont plutôt endormies. Or pour opérer à ce poste, elles doivent être éveillées. Le jour où elles se réveillent, elles retournent. Et parfois ces personnes peuvent être très dangereuses, tu crois qu’elles sont avec toi, alors que ce n’est pas le cas. Le jour où elle prend conscience, elle retourne.

Ruth 1 : 6 : Puis elle se leva, elle et ses belles-filles, afin de quitter le pays de Moab, car elle apprit au pays de Moab que l’Eternel avait visité son peuple et lui avait donné du pain. Nous avons donc compris que retourner ne renvoie pas au simple mouvement physique mais il y a des gens qui sont là présents mais qui ont abandonné depuis ; c’est pareil pour la foi ; tu es avec quelqu’un qui prie mais il ne croit pas, il n’est pas avec toi ; il peut même prier plus que toi, mais il ne croit pas. C’est pourquoi il faut faire attention avec le nombre. Ce n’est pas toujours le nombre qui est important, il y a la qualité de personnes, la qualité des partenaires. C’est comme une entraîneur de football d’une équipe nationale qui est engagé dans un tournoi et vous savez que dans un tournoi ce n’est pas seulement un match, on passe d’abord par les matchs de poule, après les quarts de finale, les demi-finales. Il y a des joueurs, qui, au deuxième match, parce que l’entraîneur voit que l’équipe est déjà qualifiée, ou alors se dit que l’équipe est allée loin, et quand ces joueurs sont blessés, l’entraîneur les met d’abord de côté pour qu’ils soient soignés pour d’éventuelles rencontres plus importantes. Pourquoi ? Ces joueurs peuvent avoir la volonté, mais le physique ne répond pas ; donc ils ne pourront pas donner le rendement attendu. Il faut qu’ils retournent et pour retourner, il leur faut toutes leurs ressources. Dans la suite de l’histoire de Naomi, elle a dit à ses deux belles-filles Ruth et Orpa, de retourner chez leurs mères. Tu peux être assis à l’église et Dieu s’attend à ce que tu retournes à la tâche qu’Il t’a confiée mais tu chantes, crie, tu es même ponctuel plus que tout le monde, mais tu n’es pas à ta place ou alors tu n’es pas en train de faire ce que Dieu aurait souhaité que tu fasses. Des personnes qui répondent toujours présentes mais n’ont pas la foi ; ils jeûnent mais ne comprennent pas ce qu’elles sont appelées à faire. Ces personnes doivent donc retourner, comprendre ce qu’elles sont appelées à faire, sinon, elles ne pourront pas supporter la pression. Il y a les pressions attachées à chaque saison ; la pression de la semence n’est pas la même que celle de la moisson. Et la saison de moisson est très importante puisque c’est elle qui permet de propulser les gens. Pourquoi ? Dans la moisson, on parle de dividende, on parle de récompense, on parle de bénéfice, de fruits. Et c’est avec les fruits que les parents envoient les enfants à l’école. Dons dans tout ce que tu entreprends, si tu ne moissonnes pas, tu as un problème. Et vous comprenez pourquoi dans Matthieu 13 : 30, Jésus a dit : Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier. L’équipe de moisson entre ainsi en scène. Pour les observateurs du football, il y a des joueurs qui, à un moment donné, jouent au poste de latéral droit ; à un autre match, l’entraîneur les met au milieu de terrain ; à cause de leurs capacités et du type d’adversaire. Il y a d’autres qui jouaient au poste de stoppeur et pendant d’autres rencontres, ils jouent au milieu de terrain ; ceci en fonction de saison et la stratégie. Dieu est un stratège. La foi est comme les matchs : Il y a des tournois, il y a des matchs décisifs (si tu perds tu es éliminé). Tu dois savoir à quelle étape tu te trouves. Même dans la moisson, il y a des étapes. A quelle étape te trouves-tu ?

Par ailleurs l’intercession est comme l’armée ; dans l’armée il y a des départements et des divisions. L’infanterie n’est pas le département médical ; le génie militaire n’est pas la cavalerie, et dans l’armée, il y a l’armée de terre, l’armée de l’air, l’armée marine et il y a des corps composés de tout cela. Il y a tout dans la parole de Dieu. tu dois consulter Dieu pour chaque étape, tu ne dois pas faire des choses de façon routinière, religieuse, tu es à quelle étape ? Tu dois connaître ton équipe : Quelles sont leurs valeurs, Leurs qualités ? Leurs forces et leurs faiblesses ? Comment utiliser les différents acteurs appartenant à ladite équipe ? Cas de Roger Milla à la coupe du monde de 1990. N’aimez pas seulement les prophéties et miracles, avec Dieu, il faut s’asseoir et réfléchir. Par exemple si vous voulez partir de Douala au Cameroun pour Bertoua en voiture, la consommation de carburant ne sera pas la même que Douala-Tiko. Si tu veux aller moissonner à Bertoua, tu devras t’organiser de manière particulière. Mais les pentecôtistes prient seulement ; après rien et Jésus dit : C’est le temps de moisson !!! Levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson (Jean 4 : 35).

Tout leader doit connaître son équipe. Proverbes 27 : 23 s’adresse aux leaders : Connais bien chacune de tes brebis, Donne tes soins à tes troupeaux ; ce qui est terrible, il y a des brebis qui veulent opérer dans un couloir sans ressources requises. Si c’est un pentecôtiste, il va dire : Dieu m’a dit….. Les pentecôtistes sont les plus difficiles à gérer. Aucun coach au monde ne peut efficacement se déployer en conjuguant avec des joueurs qui ont rêvé de jouer à des postes qu’ils ne maîtrisent pas. Pourquoi ? Il y a la notion de responsabilité et il faut assumer. Chacun a son couloir et doit rester dans son couloir. Ne cherche pas à opérer dans un niveau qui n’est pas le tien.

Matthieu 13 : 30 : Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier. Comment utiliser ton équipe ? Les joueurs et les gens que tu as, est la grande responsabilité des coachs. Et les sélectionneurs des équipes nationales ne forment pas les joueurs, mais utilisent exclusivement les joueurs déjà talentueux. Pour opérer dans une filière, il faut bien la connaître. A l’époque de la moisson, le Seigneur s’est adressé aux moissonneurs donc ne sois pas jaloux si Dieu s’adresse à un moissonneur près de toi. Voilà Naomi qui a eu l’information et qui a décidé de retourner dans le pays de Juda, Ruth a décidé aussi de ne pas retourner chez sa mère. L’année de moisson est une année de moisson. A vrai dire Naomi et Ruth étaient déterminées. Tu appartiens à quelle catégorie ? Orpa qui a abandonné sa belle-mère ou Ruth ?

Souvenez-vous dans Luc 6 : 48 de la parabole des deux maisons ;  une avait été creusée profondément, posée le fondement sur le roc. Une inondation est venue, et le torrent s’est jeté contre cette maison, sans pouvoir l’ébranler, parce qu’elle était bien bâtie. Mais l’autre bâtie sur la sable, n’a pas pu résister à la tempête. A quelle catégorie appartiens-tu ? Quel est ton fondement ? Les femmes se moquaient de Naomi qui leur avait dit qu’elle s’appelle désormais Mara, cela n’a pas ébranlé Ruth. C’est ce qui fait la différence. Qui sont ceux-là qui pourront te soutenir pendant les moments difficiles ? Qui sont ceux qui vont continuer à s’identifier à toi quand les gens diront des choses terribles contre toi ?

Il y a des types de moissons, il y a la moisson au niveau collectif : Une famille, une ville, une nation. Alors les gens qui sont appelés à opérer comme des autorités, si elles n’opèrent pas pour la moisson de la communauté, cette dernière ne moissonnera pas. Et pareillement si les membres de la communauté à leur tour, n’œuvrent pas pour que ces autorités atteignent heureusement leurs objectifs, il n’y aura pas moisson, l’exemple dans  : Exode 17 : 8-12  : Alors Moïse dit à Josué : Choisis-nous des hommes, sors, et combats Amalek ; demain je me tiendrai sur le sommet de la colline, la verge de Dieu dans ma main. Des hommes capables qui pourront payer le prix, étant dans leur couloir. Par exemple Josué et Hur n’avaient pas élevé leurs mains vers le ciel sur la montagne parce que le ciel ne reconnaissait pas leurs mains. Les mains de Moïse étant fatiguées, ils prirent une pierre qu’ils placèrent sous lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hur soutenaient ses mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre ; et ses mains restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil. C’est Jésus qui récompense au bout de ce long voyage qu’est la marche chrétienne. Il y a des gens qu’on ne verra pas sur la scène, mais étant à leur place, ils pourront moissonner. C’est Jésus qui récompense chacun parce que l’année de moisson est une année de récompense. Jean 4 : 35-36 : Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble.